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#Initiative
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La protection du climat a besoin d'une majorité - pas seulement au Parlement !

Après le vote sur la loi sur le CO2, le bras de fer sur l'initiative pour les glaciers a commencé dans l’espace public. Divers politiciens, y compris ceux du comité d'initiative, se sont exprimés dans les médias pour dire s'ils souhaitaient voir un contre-projet indirect ou direct. Mais qui décide de quoi et quand ?

Pourquoi ces opinions différentes ?

La NZZ am Sonntag a titré dans son édition imprimée «Dispute stratégique sur l'initiative pour les glaciers». D'autres publications comme la Aargauer Zeitung ou la Sonntagszeitung ont également abordé le sujet. Que des politiciens commentent les questions politiques dans les médias, font partie du quotidien. Il est dans la nature de notre système multipartite que nous entamions des débats stratégiques avec des positions différentes. Après l'échec de la loi sur le CO2 dans les urnes, les politiciens sont maintenant sous pression pour adopter de nouvelles mesures dans le domaine de la politique climatique. Les politiciens s'accordent sur l'urgence de nouvelles mesures, mais leur contenu et leur forme font débat. L'initiative pour les glaciers est d'autant plus nécessaire aujourd'hui.

Avec l'initiative pour les glaciers, les citoyens décident

L'initiative pour les glaciers a été lancée par des citoyens engagés. Ils ont recueilli les signatures nécessaires et financent également l'initiative. Je trouve dommage que ce soit surtout les politiciens qui peuvent s'exprimer dans la presse, car le comité d'initiative est composé de 25 personnes compétentes issues du mouvement de la science, des ONG et de la politique. Au final, c'est eux qui décident ensemble de soumettre l'initiative pour les glaciers au vote comme prévu ou de la retirer au profit d'un contre-projet convaincant.

Nous attendons un contre-projet concret

La balle est actuellement dans le camp du Conseil fédéral, qui devrait publier son message sur l'initiative pour les glaciers en août. Après le Non à la loi sur le CO2, de nombreuses questions se posent. La barre pour un bon contre-projet est haute. 
Un contre-projet indirect serait mis en œuvre plus rapidement sous forme de loi et rendrait davantage justice à l'urgence de la crise climatique. Mais voulons-nous voter sur des mesures, comme nous l'avons fait pour la loi sur le CO2, au lieu d'inscrire les objectifs fondamentaux de la protection du climat dans la Constitution, comme ce serait le cas avec un contre-projet direct ? Nous nous préparons actuellement à faire campagne et attendons le message du Conseil fédéral. Nous voulons mettre la Suisse sur la bonne voie afin qu’elle  apporte une juste contribution à la limitation du réchauffement climatique à 1,5 degré. Le fait que ces objectifs soient inclus dans le contre-projet est plus décisif que sa forme.